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Oeuvres de P. et TH. Corneille / précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique
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•2% EXAMEN DE DON

Comtes, et les premiers en cet événementJugiez en ma faveur si véritablement,

Votre dédain fut juste autant que son estime;C'est la même vertu sous une autre, maxime.

1). RAIMONO, à D. Isabelle.

Souffrez qu’à l’Aragon il daigne se montrer.

Nos députés, madame, impatients d’entrer...

SANCIIli D'ARAGON.

B. ISABELLE.

Il vaut mieux leur donner audience publique,Afin qu’aux yeux de tous ce miracle s’explique-Allons ; et cependant qu’on mette en libertéCelui par qui tant d’heur nous vient d'être appor ,e >Et qu’on l’amène ici, plus heureux qu’il ne pens-iRecevoir de ses soins la digne récompense.

FIN DE DON SANC11E D’ARAGON.

EXAMEN DE DON SANCHE D’ARAGON.

Cette pièce est toute d'invention, mais elle n’estpas toute de la mienne. Ce qu’a de fastueux le pre-mier acte est tiré d’une comédie espagnole, inti-tulée El Palacio confuso ; et la double reconnais-sance qui finit le cinquième est prise du roman dedon Pélage. Elle eut d’abord grand éclat sur lethéâtre; mais une disgrâce particulière fit avortertoute sa bonne fortune. Le refus d’un illustre suf-frage dissipa les applaudissements que le publiclui avait donnés trop libéralement, et anéantit sibien tous les arrêts que Paris et le reste de la couravaient prononcés en sa faveur , qu’au bout dequelque temps elle se trouva reléguée dans lesprovinces, où elle conserve encore son premierlustre.

Le sujet n’a pas grand artifice. C’est un inconnu,assez honnête homme pour se faire aimer de deuxreines. L’inégalité des conditions met un obstaclenu bien qu’elles lui veulent durant quatre actes etdemi; et quand il faut de nécessité finir la pièce,un bon homme semble tomber des nues pour fairedévelopper le secret de sa naissance, qui le rendmari de l’une, en le faisant reconnaître pour frèrede l’autre :

llœc endem a summo expcclet minimoque poeià.

D. Raimond et ce pêcheur ne suivent pas la règleque j’ai voulu établir, de n’introduire aucun acteurqui ne fiât insinué dès le premier acte, ou appelépar quelqu’un de ceux qu’on y a connus. Il m’étaitaisé d’y faire dire à la reine D. Léonor ce qu’elledit à l’entrée du quatrième; mais si elle eût faitsavoir qu’elle eût eu un fils, et que le roi, sonmari, lui eut appris en mourant que I). Raimondavait un secret à lui révéler, on eut trop tôt deviné

don'

que Carlos était ce prince. On peut dire de Dmoud qu’il vient avec les députés d’Aragon (il est parlé au premier acte, et qu’ainsi il satis*aucunement à cette règle ; mais ce n’est que 1'^hasard qu’il vient avec eux. C’était le pêcheur fi'j ^était allé chercher, et. non pas eux ; et il nejoint sur le chemin qu’à cause de ce qu’il a api’ 1chez ce pêcheur, qui, de son côté, vient en Cast*de son seul mouvement, sans y être aniene P‘aucun incident dont on ait parlé dans la I ,rolil ' (( )tet il n’a point de raison d’arriver ce jour-là pt” .,qu’un autre, sinon que la pièce n’aurait pu >’s’il ne fût arrivé. t

L’unité de jour y est si peu violentée, qu’on p-soutenir que l’action ne demande pour sa duque le temps de sa représentation. Pour cell®lieu, j’ai déjà dit que je n’en parlerais plus su>pièces qui restaient à examiner. Les $enti |),e ‘ edu second acte ont autant ou plus de délicat^,,qu’aucuns que j’aie mis sur le théâtre. R a ”des deux reines pour Carlos y paraît t reS

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sible, malgré le soin et l’adresse que t° u „ ,tsdeux apportent à le cacher dans leurs diff e ^ etictères, dont l’un marque plus d’orgue’ >tre plus de tendresse. La confidence q u _J f .

apportent a te cacher uans leurs uu--- etcaract’

l’autre. icaar, uq tuiiiiuvnv v -j • p.

celle de Castille avec Planche est assez ingén* e „et, par une réflexion sur ce qui s’est passé au P^.mier acte, elle prend occasion de faire sa ' 01 ^ I1 ,i,spectateurs sa passion pour ce brave ’ n< ]. 0 - t ]esqu’elle a si bien vengé du mépris qu’en ont a ^ j)S

comtes. Ainsi on ne peut dire qu'elle choisira^

raison ce jour-là plutôt qu’un autre P olir j e sa itconfier le secret, puisqu’il paraît qu’elle ,j edéjà , et qu’elles ne font que raisonner eussur ce qu’on vient de voir représenter.

FIN I)E L EXAMEN DE DON SANCIIE O ’ ARA (ION.