SliKTOttlUS. ACTE 1], SCENE V. 333
SCÈNE III.
VIRIATE, THAMIKE.
TH 4M IRIS.
Sa dureté m’étonne, et je ne puis, madame....
VIRIATE.
'■'apparence t’abuse; il m’aime au fond de Taine.
THAMIKE.
Quoi ! quand pour un rival il s’obstine au relus....
VIRIATE.
H veut que je l’amuse, et ne veut rien de plus.
THAMIKE.
^ous avez des clartés que mon insuffisance....
VIKIA TE.
l’arlons à ce rival ; le voilà qui s’avance.
SCÈNE IV.
'IRIATE, PEUPENNA, AUFIDE, THAMIKE.
VIRIATE.
' ous m’aimez, Perpenna ; Sertorius le dit :
•le crois sur sa parole, et lui dois tout crédit.
•le sais donc votre amour ; mais tirez-moi de peine :l*ar où prétendez-vous mériter une reine,
E quel titre lui plaire, et par quel charme un jourObliger sa couronne à payer votre amour ?
PERPENNA.
l’ar de sincères vœux, par d’assidus services,l^ar de profonds respects, par d’humbles sacrilices ;si quelques effets peuvent justifier....
VIRIATE.
l'-li bien ! qu’êtes-vous prêt à lui sacrifier ?
PERPENNA.
'Gus mes soins, tout mon sang, mon courage,mu vie.
VIRIATE.
ourriez-vous la servir dans une jalousie?
PERPENNA.
'''b madame:...
VIRIATE.
!. A ce mot en vain le cœur vous bat ;
'lie n'est pas d'amour, elle n’est que d’état.
J’ai de l’ambition, et mon orgueil de reine' e peut voir sans chagrin une autre souveraine,sur mon propre trône à mes yeux s’élevant,jusque dans mes états prenne le pas devant.
' Srtorius y règne; si dans tout notre empiredispense des lois où j’ai voulu souscrire,
6 n e m’en repens point, il en a bien usé;
® tends grâces au ciel qui l’a favorisé.
’ a 's, pour vous dire enfin de quoi je suis jalouse,shel rang puis-je garder auprès de son épouse?^tistie y prétend, et l'offre qu’elle fait ,u 'lue l’on fait pour elle, en assure l’effet.
Délivrez nos climats de cette vagabonde,
Qui vient par son exil troubler un autre monde ;Et forcez-la sans bruit d’honorer d’autres lieuxDe cet illustre objet qui me blesse les yeux.
Assez d’autres états lui prêteront asile.
PERPENNA.
Quoi que vous m’ordonniez, tout me sera facile :Mais quand Sertorius ne l’épousera pas,
Un autre hymen vous met dans le même embarras.Et qu’importe, après tout, d’un autre ou d’Aristie,Si....
VIRIATE.
Rompons, Perpenna, rompons cette partie;Donnons ordre au présent; et quant à l’avenir,Suivant l’occasion nous saurons y fournir.
Le temps est un grand maître, il règle bien des cho-Enfinje suis jalouse, et vous en dis les causes, [ses.Voulez-vous me servir?
PERPENNA.
Si je le veux? j’y cours,
Madame, et meurs déjà déjà d’y consacrer mes jours.Mais pourrai-je espérer que ce faible serviceAttirera sur moi quelque regard propice,
Que le cœur attendri fera suivre....
VIRIATE.
Arrêtez,
Vous porteriez trop loin des vœux précipités.
Sans doute un tel service aura droit de me plaire ;Mais laissez-moi, de grâce, arbitre du salaire :
Je ne suis point ingrate, et sais ce que je dois ;
Et c’est vous dire assez pour la première fois.Adieu.
SCÈNE Y.
PERPENNA, AUFIDE.
AUFIDE.
Vous le voyez, seigneur, comme on vous joue.Tout sou cœur est ailleurs, Sertorius l’avoue,
Et fait auprès de vous l’officieux rival,
Cependant que la reine....
perpenna.
Ali ! n’en juge point mal.A lui rendre service elle m’ouvre une voieQue tout mon cœur embrasse avec excès de joie.
AUFIDE.
Vous ne voyez donc pas que son esprit jalouxNe cherche à se servir de vous que contre vous,
Et que, rompant le cours d’une flamme nouvelle,Vous forcez ce rival à retourner vers elle?
PERPENNA.
N’importe, servons-la. méritons son amour;
La force et la vengeance agiront à leur tour, [flatte;Hasardons quelques jours sur l’espoir qui nous