SE K T U R] US, ACT
SERTORIUS. !
^appelez point mépris un violent respect j
Que sur mes plus doux vœux fait régner son aspect, j
THAM1RE.
** est peu de respects qui ressemblent au vôtre,
‘''' il ne sait que trouver des raisons pour un autre;kt je préférerais un peu d'emportement !
^Ux plus humbles devoirs d'un tel accablement, j
SEIÎTOIUUS. !
^ 'l’eu est rien parti capable de me nuire,
Qu’un soupir échappé ne dut soudain détruire :
Mais la reine, sensible à de nouveaux désirs,Entendait mes raisons, et non pas mes soupirs.
yit a.mi re. [pire,
ligueur, quand un Romain, quand un héros sou-dons if entendons pas bien ce qu’un soupirveutdire ;
je vous servirais de meilleur truchement,
M vous vous expliquiez un peu plus clairement.
M sais qu’en ce climat, que vous nommez barbare,M’aniour par un soupir quelquefois se déclare :
Mais la gloire, qui fait toutes vos passions,
' °us met trop au-dessus de ces impressions ;
Me tels désirs, trop bas pour les grands cœurs desertorius. [Rome...
'Mi I pour être Romain, je n’en suis pas moins
[homme.
"ime, et peut-être plus qu’on n’a jamais aimé;
Mal
:ré mon âge et moi, mon cœur s’est enflammé.
1 ai cru pouvoir me vaincre, et toute mon adresseUa »s mes plus grands efforts m’a fait voir ma fai-'^tix de la politique, et ceux de l’amitié, [blesse.t l °nt mis en un état à me faire pitié,souvenir m’en tue, et ma vie incertaine
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e l>end d’uu peu d’espoir que j’attends de la reine.‘ * toutefois...
TH ATTI RE.
Seigneur, elle a de la bonté;
|, ls je vois son esprit fortement irrité ;
si vous m’ordonnez de vous parler sans feindre,N ««s pouvez espérer, mais vous avez à craindre.
perdez point de temps, et ne négligez rien ;
I e st peut-être un dessein mal ferme que le sien.
'oici. Profitez des avis qu’on vous donne,
’t gardez bien surtout qu’elle ne m’en soupçonne.
SCÈNE II.
VIRIATE, SERTORIUS, THAMIRE.
q VIRIATE.
m ’a dit qu’Aristie a manqué son projet,jT f lJ Ie Pompée échappe à cet illustre objet.
1 <ùt-i| vrai, seigneur?
SERTORIUS.
Il est trop vrai, madame;
M,
‘ Us ibien qu’il l’abandonne, il l’adore dans l’âme,
E IV, SCENE 11. 33!>
Et rompra, m’a-t-il dit, la trêve dès demain.
S’il voit qu’elle s’apprête à me donner la main.
VIRIATE.
Vous vous alarmez peu d’une telle menace?
SERTORIUS.
Ce n’est pas en effet ce qui plus m'embarrasse.Blais vous, pour Perpenna qu’avez-vous résolu ?
VIRIATE.
D'obéir sans remise au pouvoir absolu ;
Et si d’une offre en l’air votre âme encor h appéeVeut bien s’embarrasser du rebut de Pompée,
11 ne tiendra qu’à vous que dès demain tous deuxl)e l’un et l’autre hymen nous n’assurions lesnœuds;Dut se rompre la trêve, et dût la jalousieJusqu’au dernier éclat pousser sa frénésie.
SERTORIUS.
Vous pourrez dès demain...
VIRIATE.
Dès ce même moment.Ce n’est pas obéir qu’obéir lentement;
Et quand l’obéissance a de l’exactitude,
Elle voit que sa gloire est dans la promptitude.SERTORIUS.
Mes prières pouvaient souffrir quelques refus.
VIRIATE.
Je les prendrai toujours pour ordres absolus.
Qui peut ce qui lui plaît commande alors qu’il prie.D’ailleurs Perpenna m’aime avec idolâtrie :
Tant d’amour, tant de rois d’où son sang est venu,Le pouvoir souverain dont il est soutenu,
Valent bien tous ensemble un trône imaginaireQui ne peut subsister que par l’heur de vous plaire.
SERTORIUS.
Je n’ai donc qu’à mourir en faveur de ce choix :J’en ai reçu la loi de votre propre voix;
C’est un ordre absolu qu’il est temps que j entende.PouraimerunRomain, vous voulez qu’il commande;Et comme Perpenna ne le peut sans ma mort,Pour remplir votre trône il lui faut tout mon sort.Lui donner votre main, c’est m’ordonner, madame.De lui céder ma place au camp et dans votre âme.11 est, il est trop juste, après un tel bonheur,Qu’il l’ait dans notre armée, ainsi qu’en votre cœur.J’obéis sans murmure, et veux bien que ma vie...
VIRIATE.
Avant que par cet ordre elle vous soit ravie,Puis-je me plaindre à vous d’un retour, inégalQui tient moins d’un ami qu’il ne fait d’un rival ?Vous trouvez ma faveur et trop prompte et trop
[pleine !
L’hymen où je m’apprête est pour vous une gêne!Vous m’en parlez enfin comme si vous m aimiez !
SERTORIUS.
Souffrez, après ce mot, que je meure à vos pieds.J’y veux bien immoler tout mon bonheur au vôtre ;Mais je ne puis vous voir entre les bras d’un autre,