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Oeuvres de P. et TH. Corneille / précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique
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S K 11 T O H H i S , A r/l K V, SCÈNE !.

^ "US lui (lii ez, seigneur, tout ce que vous voudrez ;M je suivrai l'avis que pour moi vous prendrez. ■SERTORIUS.

Ie vous admire et plains.

PERRES N A.

Que j’ai l’Ame accablée! .

SERTORIUS.

Ie partage les maux dont je la vois comblée,'dieu : j’entre un moment pour calmer son chagrin,me rendrai chez vous à l'heure du festin.

SCÈNE IV.

PERPENNA, AUFfDE.

AliKlUE.

maître si chéri fait pour vous des merveilles;Mitre flamme en reçoit des faveurs sans pareilles!Mm nom seul, malgré lui, vous avait tout volé,

M la reine se rend sitôt qu’il a parlé.

'/.Uels services faut-il que votre espoir hasarde,Moi de mériter l’amour qu’elle vous garde?

M dans quel temps, seigneur, purgerez-vous ces'M cet illustre objet qui lui blesse les yeux? [lieuxMie n’est point ingrate; et les lois qu’elle impose,l’our se faire obéir promettent peu de'cbose;

'Mis on n’a qu’à laisser le salaire à son choix,

M courir sans scrupule exécuter ses lois.

'°us ne me dites rien? apprenez-moi, de grâce,'■moment vous résolvez que le festin se passe?Mssiniolerez-vous ce manquement de foi?

M voulez-vous...

PEltPEN-XA.

Allons en résoudre chez moi.

ACTE CINQUIEME.

SCÈNE PREMIÈRE.

AR1STIE, VFRIATK.

. ARTSTIE.

madame, j’en suis comme vous ennemie.j° Us aimez les grandeurs, et je bais l’infamie.

^ !'M'rcbe à me venger, vous, à vous établir;j.. a * s v <>us pourrez me perdre, et moi vous affaiblir,M cœur mieux ouvert ne met d’intelligence° tre établissement avecque ma vengeance.

() " m’a volé Pompée; et. moi, pour le braver,j® 1 ingrat (pie sa foi n’ose me conserver,

■\l ^'crclic un autre époux qui le passe, ou l’égale :^ 1 s -j e n’ai pas dessein d’être votre rivale,

Et n’ai point dû prévoir, ni (pie vers un RomainUne reine jamais daignât pencher sa main,

Ni qu’un héros, dont lame a paru si romaine,Démentît ce grand nom par l’hymen d’une reine.J’ai cru dans sa naissance et votre dignitéPareille aversion et contraire fierté.

Cependant on me dit qu'il consent l’hyménée,

Et qu’en vain il s’oppose au choix de la journée,Puisque, si dès demain il n’a tout son éclat,

Vous allez du parti séparer votre état.

Connue je n’ai pour but que d’en grossir les f o: ers,J’aurais grand déplaisir d’y causer des divorées,Et de servir Sylla mieux que tous ses amis,

Quand je lui veux partout faire des ennemis.Parlez donc: quelque espoir que vous m’ayez miSi vou s y prétendez, j e cesse d’y prétendre. [pren dre,Un reste d’autre espoir, et plus juste, et plus doux,Saura voir sans chagrin Sertorius à vous.

Mon cœur veut à toute heure immoler à Pompée'Fous les ressentiments de ma place usurpée;

Et, comme son amour eut peine à me trahir,

J’ai voulu me venger, et n’ai pu le haïr.

Ne me déguisez rien, non plus que je déguise.

vrniATE.

Yiriate à son tour vous doit même franchise,Madame; et d’ailleurs même on vous en a trop dit.Pour vous dissimuler ce que j’ai dans l’esprit.

J’ai fait venir exprès Sertorius d’AfriquePour sauver mes états d’un pouvoir tyrannique ;Et mes voisins domptés m’apprenaient que sans luiNos rois contre Svlla n’étaient qu’un vain appui.Avec un seul vaisseau ce grand héros prit terre ;A vec mes sujets seuls il commença la guerre :

Je mis entre ses mains mes places et mes ports,

Et je lui confiai mon sceptre et mes trésors.

Dès l’abord il sut vaincre, et j’ai vu la victoireEnfler de jour en jour sa puissance et sa gloire.Nos rois lassés du joug, et vos persécutés,

Avec tant de chaleur l’ont joint de tous côtés,Qu’enfîn il a poussé nos armes fortunées.Risques à vous réduire au pied des Pyrénées.Mais, après l’avoir mis au point où je 1e voi,

Je ne puis voir que lui qui soit digne de moi;

Et, regardant sa gloire ainsi que mon ouvrage,

Je périrai plutôt qu’une autre la partage.

Aies sujets valent bien que j’aime à leur donnerDes monarques d’un sang qui sache gouverner.Qui sache faire tête à vos tyrans du monde,

Et rendre notre Espagne en lauriers si féconde,Qu’on voie un jour le Pô redouter ses efforts,

Et le Tibre lui-même en trembler pour ses bouts.

A1USTIE.

\ otre dessein est grand; mais à quoi qu il aspire...yiriate.

II m’a dit les raisons que vous me voulez dire.

Je sais qu'il serait lion de taire et différer