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EXAMEN ANALYTIQUE.
UNE VOIX SEULE.
Andromède est le prix qui suit votre victoire ;
Combattez, combattez, '.
Et vos plaisirs et votre gloire :
Rendront jaloux les dieux dont vous sortez.
LE CHOEUR I « .
Courage, enfant des dieux ! elle est votre conquête ; etc.
Vainqueur, Persée ouvre le quatrième acte endisant à Andromède :
Que me permettez-vous, madame, d’espèrer?
Mon amour jusqu’à vous a-t-il lieu d’aspirer ?
Et puis-je en cette illustre et charmante journéePrétendre jusqu’au cœur que possédait Phinée ?...ANDROMÈDE.
Je sais porter ce cœur à tout ce qu’on m’ordonne ;
Il suit aveuglément la main qui vous le donne :
De sorte, grand héros, qu’après le choix du roiCeque vous demandez est plus à vous qu’à moi.
PERSÉE.
Que je puisse abuser ici de sa puissance !
Hasarder vos plaisirs sur votre obéissance 1Et de libérateur de vos rares beautésM’ériger en tyran dessus vos volontés.
Phinée osant se plaindre qu’Andromède , aprèslui avoir été promise, consente à devenir l’épousede Persée, elle lui répond :
Oui, j’y consens, Phinée, etj’y dois consentir;
Et, quel que soit ce bien qu’il a su garantir,
Sans vous faire injustice on en fait son salaire,
Quand il a fait pour moi ce que vous deviez faire.
De quel front osez-vous me nommer votre bien,
Vous qu’on a vu tantôt n’y prétendre plus rien ?
Quoi ! vous consentirez qu’un monstre me dévore,
El ce monstre étant mort je suis à vous encore !
Quand je sors du péril vous revenez à moi ;
Vous avez de l’amour, et je vous dois ma foi 1C’était de sa fureur qu’il me fallait défendre,
Si vous vouliez garder quelque droit d’y prétendre.
Ce demi-dieu n’a fait, quoi que vous préiendl z,
Que m’arracher au monstre à qui vous me cédiez.Quittez donc celte vaine et téméraire idée ;
Ne me demandez plus, quand vous m’avez cédée.
Ce doit être pour vous même chose aujourd’hui,
Ou de me voir au monstre, ou de me voir à lui
Le lâche Phinée projette de se défaire traîtreu.sement de son rival; Ammon, son confident, l’endétourne :
Seigneur, auparavant, d’une àmc plus remise,
Daignez voir le succès d’une telle entreprise :Savez-vous que Persée est fils de Jupiler,
Et qu’ainsi vous avez la foudre à redouter ?
PUINEE.
Je sais que Danaé fut son Indigne mère ;
L’or qui plut dans son sein s’y forma d’adultère :
Mais le pur sang des rois n’est pas moins précieuxNi moins chéri du ciel que les crimes des dieux.
Enfin, au cinquième acte, Aglante annonce ences vers l’attentat de Phinée :
.Ah ! seigneur, au secours !
Du généreux Persée on altaque les jours.
Presque au sortir du temple une troupe mutineVient de l'environner, et déjà l’assassine.
Phinée en les joignant, furieux et jaloux,
Leur a crié : « Main basse ! à lui seul donnez tous ! »Ceux qui l’accompagnaient tout aussitôt se rendent;Clyte et Nylée encor vaillamment le défendent...
Mais Phorbas vient exposer la dernière péri-pétie : '
Aussitôt que Persée a pu voir son rival,
« Descendons, a-t-il dit, en un combat égal ;
« Quoique j'aie en ma main un entier avantage,
« Je ne veux que mon bras, ne prends que ton courts 6,« Prends, prends cet avantage, et j’userai du mien, »Dit Phinée ; et soudain, sans plus répondre rien,
Les siens donnent en foule, el leur troupe presséeFait choir Ménale el Clyte au* pieds du grand Persee.
Il s’écrie aussitôt : « Amis, fermez les yeux,
« Et sauvez vos regards de ce présent des cieux:
« J’altesle qu’on m’y force, et n’en fais plus d’excuse* >H découvre à ces mots-la tête de Méduse.
Soudain j’entends des cris qu’on ne peut achever;J’entends gémir les uns, les autres se sauver ;
J’entends le repentir succéder à l’audace;
J’entends Phinée enfin qui lui demande grâce.
« Perfide ! il n’est plus temps, » lui dit. Persée. H fu* l; ...J’entends comme à grands pas ce vainqueur le pours ul >Comme il court se venger de qui l’osait surprendre 5Je l’entends s’éloigner, puis je cesse d'entendre.
Alors ouvrant les yeux, par son ordre fermés,
Je vois tous ces méchants en pierres transformés;
Mais l’un plein de fureur el l’autre plein de crainteEn porte sur son front l’image encore empreinte;
El tel voulait frapper, dont le coup suspenduDemeure en sa siatue à demi descendu.
PERTHARITE,
LOI DES LOMBARDS,TtUGKME EX CINQ ACTES.. 1653 .
« Ce qui l’a fait avorter cette pièce) au tliéâ tra été l’événement extraordinaire qui mefait choisir. On n’y a pu supporter qu’un roi 1pouillé de son royaume, après avoir fait tout spossible pour y rentrer, se voyant sans fore®sans amis, en cède à son vainqueur les <l r01
inutiles, afin de retirer sa femme prisoun
ière
d’entre ses mains; tant les vertus de bon
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sont peu à la mode. On n'y a pas aimé la surp ,l! ’avec laquelle Pertharite se présente au trois' 6 ^acte, quoique le bruit de son retour soit répt* ndès le premier; ni que Grimoald reporte toUses affections à Eduige. sitôt qu’il a reconnu 1la vie de Pertharite qu’il avait cru mort jusqlà, le mettait dans l’impossibilité de réussit ^près de Rodelinde. J’ai parlé ailleurs de 1galité de l’emploi des personnages, qui u° ]URodelinde le premier rang dans les trois P.miers actes, et la réduit au second ou a usième dans les deux derniers. J’ajoute ici.gré sa disgrâce, que les sentiments sont a ^vifs et nobles, les vers assez bien tourn s,^que la façon dont le sujet s’explique dans la 1mière scène ne manque pas d’artilice. »
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ACTE PREMIER.
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Rodelinde, femme de l'ertbarite , roi ueLards et vaincu par Grimoald, est presses ^Unulphe de donner sa main au prince etr ‘^ ( l ) ” sS eQuoique Pertharite passe pour mort, ellerep^.^avec force cette injurieuse prétention d un ^queur qui n’avait aucun motif légitime P