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Tome premier.
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1)E PAUL-LOUIS COURIER.

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Vi magistrats iniques qui faisaient peser leur despotisme« sur la population timide et muette des campagnes,« n’avaientguèreretenti au-delà du départementd’Indre-« et-Loire. Il était l'écrivain patriote de sa commune,« de son canton; il n’était pas encore l’homme popu-« laire de toute la France. Les Lettres au Censeur, asseza répandues, révélèrent au public ce talent et ce coü-« rage nouveau d’un sincère ami du pays, dont l’esprit« élevé au-dessus de tous les préjugés voit partout la« vérité, la dit sans aucune crainte, et la dit de manière« à la rendre accessible à tous, vulgaire, et, si l’on veut« même, triviale et villageoise. Ajoutez à cela que, para un prodige tout-à-fait inouï, cet écrivain , qui semble« ne chercher que le bon sens, s’exprime avec une pu-« reté et une élégance de langage entièrement perdues« de nos jours , et qui empreint ses écrits d’un carac-« tère inimitable. »

Tout le monde assurément aura reconnu ici la plumédu maître, et s’il est impossible de rien ajouter à cetéloge des Lettres au Censeur, on conviendra aussi qu’iln’y a rien à en ôter. C’est de ce même ton, avec cettemême absence de pruderie littéraire que la notice, dontl’anonyme est assez dévoilé , continue l’histoire et l’exa-men des écrits, dü vigneron de la Chavonnière. Cettenotice est postérieure au Pamphlet des Pamphlets, etconséquemment le dernier écrit de Courier, comme s’ileût dû terminé sa carrière par ce rapide et glorieuxcoup d’œil jeté sur elle avec un sentiment si juste de savaleur d’écrivain. 11 est bien impossible de ne pass’aider de cette curieuse pièce quand on l’a sous lesyeux , et ce serait faire au lecteur un véritable tort f

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