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de projets. L’Europe sait que Paul-Louis Courier a etc,le 10 avril 1835 , atteint d’un coup de fusil à quelquespas de sa maison et qu’il est mort sur la place.
On verra qu’une année avant sa tragique fin Courierse faisait dire dans son Livret : Paul-Louis , les cagots letueront. Le procès auquel a donné lieu cette déplorablemort n’a point accusé les cagots; aujourd’hui mêmeencore on n’accuse personne. Quelques amis de Couriersavent seulement que, devenu dans ses dernières annéesd’une humeur assez difficile, il n’était pas sans ennemisdans son voisinage. Mais ce dont il est impossible den’être pas vivement frappé, c’est le vague pressentimentde malheur qui règne dans la dernière partie du Pam-phlet des Pamphlets. Quelques lignes semblent ctrc unconfus adieu de Courier à la vie, à ses études favorites,à sa carrière déjà si glorieuse, un involontaire retour surlui-même, et comme un touchant désaveu de ses préven-tions contre son temps, « Détournez de moi ce calice,« dit-il ; la ciguë est amère,,et le monde se convertit assez« sans que je m’en mêle , chétif; je serai la mouche du« coche , qui se passera bien de mon bourdonnement ;« il va , mes chers amis, et ne cesse d’aller. Si sa marche« nous paraît lente, c’est que nous vivons un instant ;« mais que de chemin il a fait depuis cinq ou six siècles !« à cette heure, en plaine roulant, rien ne le peut plus« arrêter. »
C’est parmi ces espérances d’un temps meilleur pourla France et pour l’humanité, que l’ardent ennemi desoppresseurs de grande et de petite taille, héros ou cagots,semblait pressentir à la fois et la fin et l’inutilité prochainede son rôle de pamphlétaire. Il y a six ans de cela, et certes