PÉTITION
AUX
DEUX CHAMBRES.
( 1816 .)
Messieurs ,
Je suis Tourangeau ; j’habite Luynes, sur larive droite de la Loire, lieu autrefois considéra-ble , que la révocation de l’édit de Nantes a ré-duit à mille habitans, et que l’on va réduire à rienpar de nouvelles persécutions, si votre prudencen’y met ordre.
J’imagine bien que la plupart d’entre vous,messieurs, ne savent guère ce qui s’est passé àLuynes depuis quelques mois. Les nouvelles de cepays font peu de bruit en France, et à Paris sur-tout. Ainsi je dois, pour la clarté du récit que j’aià faire, prendre les choses d’un peu haut.
Il y a eu un an environ, à la Saint-Martin, qu’oncommença chez nous à parler de bons sujets et demauvais sujets. Ce qu’on entendait parla, je ne