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LETTRES
LETTRE IV.
Vérelz, 10 septembre 1819.
Monsieur ,
Quelqu’un se plaint, dans une de vos feuilles ,que, sous prétexte de vacances, on lui a refusél’entrée de la Bibliothèque du Roi. Je vois ce quec’est; on l’a pris pour un de ces curieux, commeil en vient là fréquemment, qui ne veulent quevoir des livres, et gênent les gens studieux. Ceux-cin’ont point à craindre un semblable refus, et laBibliothèque pour eux ne vaque jamais. Aux au-tres on assigne certains jours , certaines heures ,ordre fort sage ; votre ami, pourpeu qu’il y veuilleréfléchir, lui-même en conviendra. S’il m’en croit,qu’il retourne à la Bibliothèque, et, parlant àquelqu’un de ceux qui en ont le soin, qu’il sefasse connaître pour être de ces hommes auxquelsil faut, avec des livres, silence, repos, liberté; jesuis trompé, s’il ne trouve des gens aussi promptsà le satisfaire que capables de l'aider et de le di-riger dans toutes sortes de recherches. J’en ai faitl’expérience; d’autres la font chaque jour à leurtrès-grand profit. Après cela, s’il a voyagé, s’il a