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Tome premier.
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AU RÉDACTEUR DU CENSEUR. 67

vu en Allemagne les livres enchaînes, en Italiepurgés , c’est-à-dire biffés, raturés, mutilés, parla cagoterie, enfermés le plus souvent, ne secommuniquer que sur un ordre d’en haut, il ces-sera de se plaindre de nos bibliothèques, decelle-là surtout ; enfin il avouera, s’il est de bonnefoi, que cet établissement n’a point de pareil aumonde, pour les facilités qu’y trouvent ceux quivraiment veulent étudier.

Quant au factionnaire suisse qu’il a vu à laporte, ce n’étaient pas sans doute les administra-teurs qui l’avaient placé là. Rarement les savansposent des sentinelles, si ce n’est dans les guerresde l’École de droit. Je ne connais point messieursde la Bibliothèque assez pour pouvoir vous riendire de leurs sentimens ; mais je les crois Fran-çais, et je me persuade que, s’il dépendait d’eux,on ferait venir d’Amiens des gens pour être suisses,puisque enfin il en faut dans la garde du roi.