LETTRES
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je distingue seulement ces lettres, l. p. p.. e cro. t.tp.. e ; là-dessus, quoi que nous ayons pu faire,moi et tous mes amis , à grand renfort de bésicles,comme dit maître François , nous sommes encoreà deviner si vous avez écrit en style d’Atala, lepeuple croit et prie, ou moins poétiquement, lepeuple croît ( cir conflexe ) et paie. Voilà sur quoinous disputons, moi et ces messieurs, depuisdeux jours. Ils soutiennent la première leçon •, jedéfends la seconde, sans me fâcher néanmoins,car mon opinion est probable; mais, comme di-sent les jésuites, le contraire est probable aussi.
Mes raisons cependant sont bien bonnes. Maisje veux premièrement vous dire celles de mes ad-versaires, sans vous en rien dissimuler ni riendiminuer de leur force. Le peuple croit, disent-ils, cela est évident. Il croit qu’on songe à tenirce qu’on lui a pr omis ; que tout à l’heure on vaexécuter la Charte, et il prie qu’on se hâte, parcequ’il se souvient de la poule au pot qu’on luipromit jadis , et qui lui fut ravie par un de cestours que l’agneau enseigne à ceux de la société(belle expression du père Garasse). Or, lepeuple,en même temps qu’on lui présente la Charte,aperçoit dans un coin la société de l’agneau , etcela l’inquiète.
Il croit que ses mandataires vont faire ses af-faires. Il croit bien d’autres choses, car il est fortcrédule. Il prie les gouvernails de l’épargner un