A TOURS.
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que chose d’extraordinaire, et ne concevrontsûrement pas qu’on puisse nier, parlant à vous,mon domicile parmi vous ; car autant vaudrait,moi présent, nier mon existence.Oui, dépareilleschicanes sont extraordinaires. Cela est nouveau ,surprenant, et je pardonne à ceux qui refusentd’y ajouter foi, l’ayant seulement entendu dire.Voici cependant une chose encore plus, di-rai-je, incroyable? non! plus bizarre, plus singu-lière.
Quand je serais domicilié ( comme il est clairque je ne le suis pas, puisque le maire l’assure aupréfet ), quand même je serais domicilié dans cedépartement, payant i3oo francs d’impôts, celane suffirait pas encore, il me faudrait, pourexercer mes droits d’électeur, prouver à M. lepréfet, et le convaincre, qui plus est, que je n’aivoté nulle part ailleurs, nulle part depuis quatreans. Entendez bien ceci, messieurs; je vais le ré-péter. Pour qu’on me laisse user de mes droits decitoyen dans ce département, il faut que je fassevoir clairement au préfet, par des documens po-sitifs, par des preuves irrécusables, que je n’ai pasvoté comme électeur à Lyon, que je n’ai pas votéà Rouen, point voté à Bordeaux, ni à Nantes, ni àLille, ni....; mais prenez la liste de tous les dé-partemens, c’est celle des preuves de non vote etde non exercice de mes droits que je dois fournirau préfet ; sans compter que quand j’aurai prouvé