l3a A.U CONSEIL DE PRÉFECTURE
aucune preuve; et ce n’est pas à moi de prouvercette négative, ce qui ne se peut humainement;c’est à ceux qui veulent m’ôter l’usage de mondroit de faire voir que je l’ai perdu, sans quoimon droit subsiste, et ne peut m’être enlevé parla seule parole du préfet.
Un mot encore là-dessus, messieurs. Je prouvemon domicile ici, non-seulement par le fait demon établissement héréditaire à Luynes, maispar une infinité d’actes, de citations, de juge-mens, acquisitions et ventes de propriétés fon-cières faites en différens temps par moi, dansce département. Il faudrait, pour détruire cespreuves, m’opposer un acte formel d’élection dedomicile ailleurs. Ce sont là des choses connuesde tout le monde et de rnoi-même, qui ne saisrien en pareille matière.
Vous êtes bien surpris, messieurs; ceux d’entrevous qui ont pu voir et connaître, dans ce pays,mon père, ma mère et mon grand-père, et quim’ont vu leur succéder; qui savent que non-seu-lement j’ai conservé les biens de mon père dansce département, mais qu’ailleurs je ne possèderien, et ne puis être chez moi qu’ici, dans lamaison de mon père, à Luynes, où je n’ai jamaiscessé d’avoir, je ne dis pas mon principal, maismon unique établissement, connu de tous ceuxqui me connaissent; les personnes qui saventtout cela penseront que ce qui m’arrive a quel-