A TOURS.
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tant de préfets aussi sincères et d’aussi bonne foique celui de Tours; encore ne pourrais-je, avectoutes leurs attestations, montrer que je n’aipoint voté. Quelque absurde en soi que me parûtla demande d’une telle preuve, de la preuve d’unfait négatif, je croyais bonnement, je l’avoue,cette demande autorisée par la loi qu’on mecitait, et n’avais aucun doute sur cette allégation,tant je connaissais peu les ruses, les profon-deurs.J’admirais qu’il pût y avoir des lois
si contraires au bon sens. Or, on me l’a faitvoir cette loi, où j’ai lu ce qui suit à l’articlecité :
« Le domicile politique de tout Français est« dans le département où il a son domicile réel.« Néanmoins il pourra le transférer dans tout« autre département où il paiera des contribu-« tions directes, à la charge^ par lui d’en faire,« six mois d’avance, une déclaration expresse« devant le préfet du département où il aura« son domicile politique actuel, et devant le« préfet du département où il voudra le trans-« férer.
« La translation du domicile réel ou politique« ne donnera l'exercice du droit politique, rela-« tivement à l’élection des députés, qu’à celui qui,« dans les quatre ans antérieurs, ne l’aura point« exercé dans un autre département. »
Tout cela paraît fort raisonnable; mais s’y