l36 AU CONSEIL 1)E PIIÉFECTUBE
trouverait-il un seul mot qui autorise le préfet àdemander un acte tel que celui dont il est ques-tion dans la circulaire, et qui m’oblige à le pro-duire? il ne s’agit là d’autre chose que de transla-tion de domicile, et l’on m’applique cet article àmoi, cultivant l’héritage de mon père et de mongrand-père , et de cette application résulte la de-mande d’une preuve négative qu’aucune loi nepeut exiger.
Il faut cependant m’y résoudre , et montrer à lapréfecture que je n’ai voté nulle part. Sans celaje ne puis voter ici, sans cela je perds mon droit,et le pis de l’affaire, c’est que ce sera ma faute.La même circulaire le dit expressément, et finitpar ces mots:
J'ai lieu de croire que vous vous empresserezde in envoyer la pièce dont la loi réclame la re-mise ( quoique la loi n’en dise rien), afin de nepas vous priver de Vavantage de concourir à deschoix utiles et honorables. On aurait droit devous repro cher votre négligence , si vous en appor-tiez dans celte circonstance.
Belle conclusion ! Si je néglige de prouver queje n’ai voté nulle part, si je ne produis une pièceimpossible à produire, je suis déchu de mondroit, et de plus ce sera ma faute. Ciel, donnez-nous patience! C’est là ce qu’on appelle ici admi-nistrer, et ailleurs gouverner.
Je ne m’arrêterai pas davantage, messieurs, à