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Tome premier.
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l/j2 LETTRES PARTICULIÈRES.

mort d’homme; le tout à cause de Benjamin-Cons-tant. Cela se conte de deux façons.

Les uns disent que Benjamin, arrivant à Sau-mur, dans sa chaise de poste avec madame safemme, insulta sur la place toute la garnisonqu’il Irouva sous les armes, et particulièrementl’école d’équitation. Cela ne me surprend point ;il a l’air ferrailleur, surtout en bonnet de nuit,car c’était le matin. Douze officiers se détachent,tous gentilshommes de nom, marchent à Ben-jamin , voulant se battre avec lui ; l’arrêtent, etd’abord , en gens déterminés, mettent lepée à lamain. L’autre mit ses lunettes pour voir ce quec’était. Ils lui demandaient raison. Je vois bien ,leur dit-il, que c’est ce qui vous manque. Vousen avez besoin ; mais je n’y puis que faire. Jevous recommanderai au bon docteur Pinel quiest de mes amis. Sur ces entrefaites arrivel’autorité, en grand costume, en écharpes, enhabit brodé, qui intime l’ordre à Benjamin devider le pays, de quitter sans délai une ville où saprésence mettait le trouble. Mais lui: C’est moi,dit-il, qu’on trouble. Je ne trouble personne, etje m’en irai, messieurs, quand bon me semblera.Tandis qu’il contestait, refusant également departir et de se battre, la garde nationale s’arme ,vient sur le lieu , sans en être requise et propriomotu. On s’aborde ; on se choque ; on fait feu depart et d’autre. L’affaire a été chaude. Les gentils-