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Tome premier.
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l5(> LETTRES PARTJCU LIGUES.

sur la mappemonde, montrez-le-moi , et me pro-durez un passeport.

Voilà Perceval en bon chemin. Secrétaire dela guerre ! cela s’appelle tirer son épingle du jeu.C’est un habile garçon ; il n’en demeurera paslà: tant vaut l’homme , tant vaut la députation.Les sots n’attrapent rien ; quelques-uns y met-tent du leur. Il n’ose, dit-on, revenir ici, de peurde la sérénade. Quelle faiblesse! je me moqueraiset de la sérénade et de mes eommettans. Bellartn’en est pas mort à Brest. Un autre de nos dépu-tés , M. Gouin Moisan, est ici un peu fâché , à cequ’on dit, de n’avoir pu encore rien tirer desministres, ni pour lui , ni pour sa famille. CeM. Gouin Moisan est un honnête marchand quela noblesse méprise, et qui vote avec elle sansqu’ellede méprise moins, comme vous pensezbien. Pour les services par lui rendus au partigentilhomme, il voudrait qu’on le fît noble ; ilse contenterait du titre de baron. La noblessefrançaise n’a point de baron Gouin et s’en passevolontiers ; mais Gouin ne se passe pas de no-blesse. Depuis trois ans entiers , il se lève , il s’as-sied avec le côté droit , dans l’espérance d’unparchemin. Quand on peut à ce prix rendre lesgens heureux , il faut avoir le cœur bien minis-tériel pour les laisser languir. Le service des no-bles est dur et profite peu ; on leur sacrifie tout;on renie ses amis, ses œuvres , ses paroles ; on