LETTRES PARTICULIÈRES. 149
Non, c’est ma place. — C’est la mienne. — Tamens. Coups de pied, coups de p oing. Tu n’espas royaliste. — Je le suis plus que toi. — Non »mais moi plus que toi; je te le prouverai, je te leferai voir. Votre mère sainte église, affligée duscandale, y voulut mettre fin; le ministre duTrès-Haut arrive crossé, mitré. Ah, monsieur legénéral ! ah, monsieur le commandant de lagarde nationale ! Mon cher comte ! mon cherchevalier! Laissez là cette chaise , monsieur legénéral; rengainez votre épée , monsieur le com-mandant.
Par malheur le. payeur ne se trouvait pas là ,car il eût apaisé la noise tout d’abord, en faisantsavoir à ces messieurs ce cpie chacun d’eux tou -che par mois du gouvernement; on eût pu cal-culer, en francs, de combien l’un était plus roya-liste que l’autre, et régler les rangs sans dispute.La charge de payeur devrait toujours s’unir àcelle de maître des cérémonies. Je l’ai dit à Per-ceval, un de nos députés; il en fera la proposi-tion dès qu’il sera conseiller d’état.
Mais dites-moi, je vous prie, vous qui avezcouru, sauriez-vous un pays où il n’y eût nigendarmes , ni rats de cave, ni maire , ni procu-reur du roi, ni zèle , ni appointemens (je voulaisdire dévouement; n’importe, c’est tout un), nigénéraux , ni commandans, ni nobles , ni vilainsqui pensent noblement ? Si vous savez un tel pays