LETTRES PARTICULIERES.
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lions, comment tout cela s’est passé, la messe duSaint Esprit, le noble pair et son urne , le club desgentilshommes, l’embarras„du préfet, et d’autreschoses non moins utiles *à savoir qu'agréables ;mais quoi? vous ne pouvez rien taire; un peu dediscrétion est bien rare aujourd’hui. Les gens crè-veraient plutôt que de ne point jaser, et vous toutle premier. Vous ne saurez rien cette fois; pas unmot, nulle nouvelle; pour vous punir, je veux nevous rien dire, si je puis.
Oui, par ma foi, c’était une chose curieuse àvoir. Figurez-vous, sur une estrade, un hommetout briliant de crachats, devant lui une table, etsur la table une urne. Si vous me demandez ce quec’est que cette urne, cela m’avait tout l’air d’uneboîte de sapin. L’homme, c’était le président,comte Villemanzy, noble pair, dont le père n’é-tait ni pair ni noble, mais procureur fiscal, ouquelque chose d’approchant. Je note ceci pourvous qui aimez la nouvelle noblesse. Jadis LaRo-chefoucault était (le votre avis, il la voulait touteneuve ; neuve elle se vendait alors; elle valaitmieux. La vieille ne se vendait pas. Pour moi cem’est tout un } l’ancienne, la nouvelle, la Tre-mouille ou Godin, Rohan ou Ravigot, j’en donnele choix pour une épingle.
Il tira de sa poche une longue écriture ( c’estle président que je dis), et lut : Le roi tout seulpouvait faire les lois ; il en avait le droit et la