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LETTRES PARTICULIÈRES.
nulle part. J’en conclus aussitôt que leur affaireétait faite; qu’ils perdraient la partie, et paieraientle dîner dont ils ne mangeaient pas; je ne me suispoint trompé.
J’étais là le plus petit des grands propriétaires,ne sachant où me placer parmi tant d’honnêtesgens qui payaient plus que moi, quand je trouvai,devinez qui? Cadet Roussel, vieille connaissance,à qui je dis, en l’abordant : Qu’as-tu, Cadet? puisje me repris : Qu’avez-vous, M. de Cadet? ( carc’est sa nouvelle fantaisie de mettre un de avecson nom , depuis qu’il est éligible et maire de sacommune). Je vous vois soucieux, inquiet. Cen’est pas sans sujet, me dit-il. J’ai trois maisons ,comme vous savez : l’une est celle de mon père,où je n’habite plus; l’autre appartenait ci-devantà M. le marquis de.... chose, qui s’en alla, je nesais pourquoi, dans le temps de la révolution.J’achetai sa maison pendant qu’il voyageait. C’estcelle où je demeure et me trouve fort bien. Latroisième appartenait à Dieu, et de même je m’ensuis accommodé. Je viens de voir là-bas, vers ladroite, des gens qui parlaient de restituer, et di-saient que de mes trois maisons la dernière doitretourner à Dieu, les deux autres pourraient ser-vir à recomposer une grande propriété pour lemarquis. À ce compte, je n’aurais plus de maison.Je vous avoue que cela m’a donné à penser. C’estdommage pour vous, lui dis-je, que d’autres