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Tome premier.
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LETTRES PARTICULIERES.

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qui ne soit esclave; et perdant la funeste enviede s’opprimer les uns les autres, ils voudraientvivre et laisser vivre. S’il m’était donné d’expri-mer, comme je le sens*, ce que c’est que l’indé-pendance, Decazes reprendrait la charrue de sonpère, et le roi, pour avoir des ministres, seraitobligé d’en requérir, ou de faire faire ce serviceà tour de rôle , par corvée, sous peine d’amendeet de prison.

Sur les injures je me tais : il en sait plus quemoi; je n’aurais pas beau jeu. Mais il m’appelleloustic , et c’est là-dessus que je le prends. Il dit,et croit bien dire, parlant de moi, le loustic duparti national , et fait là une faute, sans s’endouter, le bonhomme! Ce mot est étranger. Lors-qu’on prend le mot des puissances étrangères, ilne faut pas le changer. Les puissances étrangèresdisent louslig , non loustic , et je crois même qu’ilignore ce que c’est que le loustig dans un régi-ment Teutsche. C’est le plaisant, le jovial quiamuse tout le monde, et fait rire le régiment,je veux dire les soldats et les bas-ofliciers; cartout le reste est noble, et, comme de raison, rità part. Dans une marche, quand le loustig a ri,toute la colonne rit, et demande ; Qu’a-t-il dit? Cene doit pas être un sot. Pour faire rire des gensqui reçoivent des coups de bâton , des coups deplat de sabre, il faut quelque talent, et plus d’unjournaliste y serait embarrassé. Le loustig lesdistrait, les amuse, les empêche quelquefois de