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Tome premier.
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LETTRES P A HTIC DLlÈR ES.

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se pendre, 11e pouvant déserter, les console unmoment de la schlague , du pain noir, des fers,de l’insolence des nobles officiers. Est-ce là l’em-ploi qu’on me donne? Je vais avoir de la besogne.Mais quoi ? j’y ferai de mon mieux. Si nous nerions encore, quoi qu’il puisse arriver, il ne tien-dra pas à moi; car j’ai toujours été de l’avis duchancelier Thomas Morus : Ne faire rien contrela conscience, et rire jusqu’à l’échafaud inclusi-vement. Comme cet emploi d’ailleurs n’a pointde traitement, ni ne dépend des ministres, jem’en accommode d’autant mieux.

Tout cela ne serait rien, et je prendrais patiencesur les noms qu’il me donne. Mais voici pis quedes injures. Il me menace du sabre, non du sien,je ne sais même s’il en a un, mais de celui dusoldat. Écoutez bien ceci : Quand le soldat, dit-il(faites attention; chaque mot est officiel, ap-prouvé des censeurs), quand le soldat voit cesgens qui n’aiment pas les hautes classes, lesclasses à privilège, il met d’abord la main sur lagarde de son sabre. Tudieu , ce ne sont pas desprunes que cela. Le chiffonnier valait mieux. Onne me sabre pas encore comme vous voyez ; maison tardera peu ; on n’attend que le signal dunoble qui commande. Profitons de ce moment;je quitte mon journaliste, et je vais au soldat.Camarade, lui dis-je. Il me regarde à ce mot: Ah!c’est vous, bonhomme Paul. Comment se portent