LETTRES PARTICULIÈRES.
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putation vont lui donner une influence prodi-gieuse sur l’assemblée des députés de la nation.Les ministres tenteront tout pour s’acquérir unhomme comme M. le Tissier; mais leurs avancesseront perdues; il n’acceptera rien, dit-il, quandon voudrait le faire gentilhomme et le mettre àla garde-robe.
On va ici couper le cou à un pauvre diablepour tentative d’homicide. Il se plaint, et dit à sesjuges: Supposons qu’en effet j’aie voulu tuer unhomme. Vous connaissez des gens qui ont tentéde faire tuer la moitié de la France par les puis-sances étrangères. Ils voulaient de l’argent, etmoi aussi. Le cas est tout pareil. Vous n’avezcontre moi que des preuves douteuses ; vous avezleurs notes secrètes signées d’eux ; vous me coupez,le cou, et vous leur faites la révérence.
Je lis avec grand plaisir les Mémoires de Mont-luc. C’est un homme admirable, il raconte des.choses! par exemple, celle-ci : Un jour, il avaitpris quinze cents huguenots, et ne sachant qu’enfaire, il écrit à la cour. Le roi lui mande de lesbien traiter. La reine lui lait dire de les tuer. Leroi, qui alors négociait avec leur parti, se flattaitd’un accommodement. Mais la reine-mère nevou-lait point d’accommodement. Voilà le bon maré-chal en peine entre deux ordres si contraires.Enfin il se décide. Je crus, dit-i!, ne pouvoirfaillir en obéissant à la reine. Je tuai mes huguc-