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SIMPLE DISCOURS
nous abrégeant d’une grande lieue le transportd’ici à Tours, par le prompt débit de nos den-rées, augmenterait le prix et le produit des terresdans tous ces environs; c’est là , je crois, le meil-leur emploi à faire de notre superflu, lorsquenous en aurons. .Mais d’acheter Chambord poul-ie duc de Bordeaux, je n’en suis pas d’avis, et nele voudrais pas quand nous aurions de quoi, l’af-faire étant, selon moi, mauvaise pour lui, pournous et pour Chambord. Vous l’allez compren-dre, j’espère, si vous m’écoutez ; il est fête, etnous avons le temps de causer.
Douze mille arpens de terre enclos que con-tient le parc de Chambord, c’est un joli cadeauà faire à qui les saurait labourer. Vous et moiconnaissons des gens qui n’en seraient pas em-barrassés, à qui cela viendrait fort bien ; mais lui,que voulez-vous qu’il en fasse ? Son métier, c’estde régner un jour, s’il plaît à Dieu, et un châ-teau de plus ne l’aidera de rien. Nous allons nousgêner et augmenter nos dettes, remettre à d’au-tres temps nos dépenses pressées, pour lui don-ner une chose dont il n’a pas besoin, qui ne luipeut servir, et servirai t à d’autres. Ce qu’il lui fau tpour régner, ce ne sont pas des châteaux, c’estnotre affection; car il n’est sans cela couronnequi ne pèse. Voilà le bien dont il a besoin et qu’il11e peut avoir en même temps que notre argent.Assez de gens là-bas lui diront le contraire, nos