DF. PAUL-LOU! S.
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députés tout les premiers, et sa cour lui répéteraque plus nous payons, plus nous sommes sujetsamoureux et fidèles; que notre dévouement croîtavec le budget. Mais, s’il en veut savoir le vrai,qu’il vienne ici, et il verra, sur ce point-là et surbien d’autres, nos sentimens fort différens deceux des courtisans. Ils aiment le prince en raisonde ce qu’on leur donne; nous, en raison de cequ’on nous laisse; ils veulent Chambord pour enêtre, l’un gouverneur , l’autre concierge, biengagés, bien logés, bien nourris, sans faire œuvre,et peu leur importe du reste. L’affaire sera tou-jours bonne pour eux, quand elle serait mau-vaise pour le prince, comme elle l’est, je le sou-tiens; acquérant de nos deniers pour un millionde terres, il perd pour cent millions au moinsde notre amitié : Chambord , ainsi payé, lui coû-tera trop cher ; de telles acquisitions le ruine-raient bientôt, s’il est vrai, ce qu’on dit, que lesrois ne sont riches que de l’amour des peuples.Le marché parait d’or pour lui, car nous donnonset il reçoit : il n’a que la peine de prendre; maislui, sans débourser de fait, y met beaucoup dusien, et. trop, s’il diminue son capital dans lecœur de ses sujets : c’est spéculer fort mal et sefaire grand tort. Qui le conseille ainsi n’est pasde ses amis, ou, comme dit l’autre, mieux vau-drait un sage ennemi.
Mais quoi! je vous le dis, ce sont les gens de