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Tome premier.
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177
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DE PAUL-LOUIS.

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ficiel. Pour inventer cela, et mettre à la place deshulans du comte de Saxe les dames du berceau, il! faut avoir, non pas l’esprit, mais le génie de l’a-dulation , qui ne se trouve que là où ce genred’industrie est puissamment encouragé ; ce traitsort des bassesses communes, et met son auteur,quel qu’il soit, hors du gros des flatteurs de cour.Il se moque fort apparemment de ses camaradesqui, marchant dans la route battue des vieilles' flagorneries usées, ne savent rien imaginer; onva l’imiter maintenant jusqu’à ce qu’un autreaille au-delà.

Quand le gouverneur d’un roi enfant dit à sonélève jadis : Maître, tout est à vous; ce peuplevous appartient, corps et biens , bêtes et gens;

| faites-en ce que vous voudrez ; cela fut remar-qué. La chambre, l’antichambre et la galerierépétèrent : Maître, tout est à vous, qui, dans lalangue des courtisans, voulait dire tout est pournous, car la cour donne tout aux princes, commeles prêtres tout à Dieu ; et ces domaines, cesapanages, ces listes civiles, ces budgets ne sontguere autrement pour le roi que le revenu desabbayes n’est pour Jésus-Christ. Achetez, donnezChambord, c’est la cour qui le mangera; le princen’en sera ni pis ni mieux. Aussi ces belles idéesde nous faire contribuer en tant de façons, vien-nent toujours de gens de cour, qui savent très-bien ce qu’ils font en offrant au prince notre ar-

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