DE PAUL-IODIS.
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c’est. Jeunes, ils chassent à travers nos blés avecleurs chiens et leurs chevaux , ouvrent nos haies,gâtent nos fossés, nous font mille maux, millesottises; et plaignez-vous un peu, adressez-vousau maire, ayez recours, pour voir, aux juges, aupréfet, puis vous m’en direz des nouvelles quandvous serez sorti de prison. Vieux, c’est encorepis; ils nous plaident, nous dépouillent, nousruinent juridiquement, par arrêt de messieurs quidînent avec eux, honnêtes gens comme eux, in-capables de manger viande le vendredi ou de man-quer la messe le dimanche; qui, leur adjugeantvotre bien, pensent faire œuvre méritoire et re-composer l’ancien régime. Or, dites, si un seulprès de vous de ces honnêtes éligibles suffit pourvous faire enrager et souvent quitter le pays, quesera-ce d’une cour à Chambord, lorsque vous au-rez là tous les grands réunis autour d’un plusgrand qu’eux? Croyez-moi, mes amis, quelquepart que vous alliez, quelque affaire que vousayez, ne passez point par là; détournez-vous plu-tôt, prenez un autre chemin , car, en marchant,s’il vous arrive d’éveiller un lièvre, je vous plains.Voilà les gardes qui accourent. Chez les princes,tout est gardé; autour d’eux, au loin et au large,rien ne dort qu’au bruit des tambours et à l’ombredes baïonnettes; vedettes, sentinelles, observent,font le guet; infanterie, cavalerie, artillerie enbataille, rondes, patrouilles, jour et nuit; armée