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Tome premier.
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SIMPLE DISCOURS

terrible à tout ce qui n’est pas étranger. Le voilà :qui vive? Wellington ; oubienlaissez-vous prendreet mener en prison. Heureux si on ne trouve dansvos poches un pétard! Ce sont là, mes amis, quel-ques inconvéniens du voisinage des grands. Ypasser est fâcheux, y demeurer est impossible,à qui du moins ne veut être ni valet ni men-diant.

Vous seriez bientôt l’un et l’autre. Habitantprès d’eux, vous feriez comme tous ceux qui lesentourent. Là , tout le monde sert ou veut servir.L’un présente la serviette, l’autre le vase à boire.Chacun reçoit ou demande salaire, tend la main,se recommande, supplie. Mendier n’est pas honteà la cour: c’est toute la vie du courtisan. Dèsl’enfance, appris à cela, voué à cet état par hon-neur, il s’en acquitte bien autrement que ceuxqui mendient par paresse ou nécessité. 11 y ap-porte un soin, un art, une patience, une persé-vérance, et aussi des avances, une mise de fonds ;c’est tout, en tout genre d’industrie. Gueux à labesace, que peut-on faire? Le courtisan mendieen carrosse à six chevaux, et attrape plus tôt unmillion que l’autre un morceau de pain noir. Ac-tif, infatigable, il ne s’endort jamais; il veille lanuit et le jour, guette le temps de demander,comme vous celui de semer, et mieux. Aucunrefus, aucun mauvais succès ne lui fait perdrecourage. Si nous mettions dans nos travaux la