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Tome premier.
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DE PAUL-LOUIS.

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y regarde, et on verra qu'aucun de ces moyens: n’eût pu être mis en oeuvre sans la faveur d’ungrand , obtenue par quelque femme. Car, pourI piller, il faut avoir tommandemens, gouverne-mens, qui ne s’obtiennent que par les femmes;et ce n’était pas tout d’assassiner Jacques Coeurou le maréchal d’Ancre, il fallait, pour avoir leursbiens, le bon plaisir, l’agrément du roi, c’est-à-dire, des femmes qui gouvernaient alors le roi ou{ son ministre. Les dépouilles des huguenots , des| frondeurs,destraitans, autres faveurs, bienfaitsf qui coulaient, se répandaient par les mêmes ca-naux aussi purs que la source. Bref, comme il11’est, ne fut, ni ne sera jamais, pour nous autresvilains , qu’un moyen de fortune , c’est le travail :| pour la noblesse non plus il n’y en a qu’un, et

; c’est.c’est la prostitution, puisqu’il faut, mes

! amis, l’appeler par son nom. Le vilain s’en aideparfois, quand il se fait homme de cour, mais' non avec tant de succès.

C’en est assez sur cette matière, et trop peut-être. Ne dites mot de tout cela dans vos familles;ce ne sont pas des contes à faire à la veillée, de-vant vos enfans. Histoire de cour et des courti-sans, mauvais récits pour la jeunesse, qui 11e doit; pas de nous apprendre jusqu’à quel point on peutj mal vivre, ni même soupçonner au monde de pa-reilles mœurs. Yoilà pourquoi je redoute une courà Chambord. Qu’une fois ils entendent parler de