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Tome premier.
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DE PAUL-LOUIS COURIER. 21 5

valoir leur dévouement, leur soumission respec-tueuse , leur fidélité inviolable.

Le président. Il n’y a point chez nous de cour-tisans en titre. La cour, ce sont les généraux, lesmaréchaux, les hommes qui entourent le roi. Etque veut dire encore : Les prêtres donnent tout àDieu? Cela est contre la religion.

Courier. Contre les prêtres tout au plus. Neconfondons point les prêtres avec la religion,comme on veut toujours faire.

Le président. Les prêtres sont désintéressés ;ils ne veulent rien que pour les pauvres.

Courier. Oui; le pape se dit propriétaire de laterre entière; c’est donc pour la donner aux pau-vres. Au reste, ce que j’ai écrit n’offense pasmême les prêtres;;car il signifie simplement : Lesprêtres voudraient que tout fût consacré à Dieu.

Après cet interrogatoire, où le public ne parutpas un seul moment indifférent, l’avocat-général,maître Jean de Broé, prit la parole,ou, pour mieuxdire, prit son papier, car il lisait. C’est un hommede petite taille, qui parle de grands magistrats,et assure que la noblesse leur appartient de droitavec ce qui s’ensuit, honneurs et privilèges ; d’oùl’on peut sans faute conclure que, dans cette af-faire, croyant plaider sa propre cause et com-battre pour ses foyers, il y aura mis tout sonsavoir. Il'prononça un discours long, et que peude gens auront lu imprimé dans le Moniteur , mais