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PROCÈS
que la souscription est toute volontaire , que cen’est pas un impôt. Comment l’entendez-vous?
Or, cette pensée noble , cette récompense noble,cette souscription noble et libre , comme on voit,l’auteur entreprend de l’arrêter. 11 veut empêcherde souscrire les gens qui en seraient tentés, pa-ralyser l’élan, glacer l’élan des cœurs un peuplus généreux que le sien , tandis que maîtreJean, par de nobles discours, chauffe l’élan descœurs. Mais ne le copions pas ; j’ai promis de letraduire, et de l’abréger surtout, afin qu’onpuisse le lire.
Voilà l’objet de la brochure. Elle est écritecontre Y élan, et on ne saurait s’y méprendre.Puis il y a des accessoires, des diatribes contreles rois, les prêtres et les nobles.
Il est vrai que l’auteur ne parle pas des prêtres,ou n’en dit qu’un seul mot bien simple, et quepartout il loue les princes. Mais ce sont des para-chutes. Il ne pense pas ce qu’il dit des princes,et pense ce qu’il ne dit pas des prêtres.
Deux remarques ensuite : i° L’auteur ne s’af-flige point de la mort du due de Berry, ne seréjouit point de la naissance du duc de Bordeaux.11 n’a pas dit un mot de mort ni de naissance. Iln’y a ni allégresse ni désolation dans sa brochure.a 0 L’auteur parle du jeune prince comme d’unenfant à la mamelle. Il dit le maillot simplement,sans dire Y auguste maillot; la bavette , et non