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Tome premier.
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DE I>Atn.-LOÏJTS COURIER.

2 2 I

pas la royale bavette. Il dit, chose horrible, de ceprince, qu’un jour son métier sera de régner.

Après s’être étendu beaucoup sur tous cespoints, maître de Broë déclare enfin qu’il ne s’a-git pas de tout cela. Ce n’est pas là-dessus queporte l’accusation, dit-il. On n’attaque pas le fondde la brochure, ni même les accessoires dontnous venons de parler, mais des propositions in-cidentes seulement. Là-dessus il s’écrie : Voilà leterrain fixé.

Puis il entame un autre exorde.

Dans les affaires de cette nature , on n’examineque les passages déterminés suivant la loi parl’acte même d’accusation. Or, il y en a quatre ici.

La loi est fort insuffisante. Les écrivains sont siadroits , qu’ils échappent souvent au procureurdu roi. Il faut leur appliquer, d’une manière frap-pante , la loi ( style de Broë ). La liberté d’écrirejouit de tous ses droits; elle est libre ( Broë toutpur ), bien qu’elle aille en prison quelquefois. Elleenjambe sur la licence ( Broë ! Broë ! ) par l’exces-sive indulgence des magistrats.

On avait d’abord essayé, dans le premier ré-quisitoire, d’accuser l’auteur de cet écrit d’of-fense à la personne du roi. On y a renoncé parréflexion.

Vientenfin l’examen des passagesinculpés,dontle premier est celui-ci :

« Car la cour donne tout au prince, comme