PROCHS
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Maître de Broë lui répond par une autorité vivante ;c’est celle de monseigneur le garde-des-sceaux ac-tuel, dont il rapporte ( en s’inclinant ) les propresparoles extraites d’un de ses discours, page 4o,sans songer que peut-être ailleurs monseigneur adit le contraire.
Et puis l’Ecriture, et les Pères , et les sermonsde Massillon appartiennent aux honnêtes gens.Les écrivains ne doivent pas s’en servir pour sejustifier. Développement de cette proposition ap-pliquée à l’auteur d’un roman condamné, qui osadernièrement alléguer l’Évangile.
Nota que cet épisode sur les horribles phrasesdont on ne parle pas occupe deux colonnes entiè-res du Moniteur.
Troisième passage.
« Sachez qu’il n’y a pas en France une seule« famille noble, mais je dis noble de race et d’an-« tique origine, qui ne doive sa fortune aux fem-« mes; vous m’entendez. Les femmes ont fait les« grandes maisons ; ce n’est pas, comme vous croyez« bien, en cousant les chemises de leurs époux ,« ni en allaitant leurs enfans. Ce que nous appe-« Ions, nous autres, honnête femme, mère de fa-« mille, à quoi nous attachons tant de prix, tré-« sor pour nous, serait la ruine du courtisan. Que« voudriez-vous qu’il fit d’une dame Ho nés ta,« sans amant, sans intrigue, qui, sous prétexte« de vertu, claquemurée dans son ménage, s’at-