DE PATTE-LOUIS COURIER.
3. U 7
« O vous, législateurs nommés par les préfets,« prévenez ce malheur ( celui du morcellementte des grandes propriétés); faites des lois, empê-« chez que tout le monde ne vive! ôtez J a terre« au laboureur et, le travail à l’artisan, par de« bons privilèges, de bonnes corporations. Hâtez-« vous ^l’industrie, aux champs comme à la ville,« envahit tout, chasse partout l’antique et noble« barbarie. On vous le dit, on vous le crie : que«tardez-vous encore? Qui vous peut retenir?« peuple, patrie, honneur? lorsque vous voyez là« emplois, argent, cordons et le baron de Fri-te mont? »
Il y a ici injure à la nation entière : car on l’ac-cuse de se laisser mener par les préfets, et ceux-cide mener la nation. Quelle insigne fausseté !Voyez la médisance! Accuser la nation d’une silâche faiblesse, les préfets d’une telle audace,n’est-ce pas outrager à fois et la morale pu-blique et celle des préfets ? Il faut donc venger lamorale, qui est, dit maître de Broë, le patrimoinedu peuple. Oui, que le peuple ait la morale; c’estson vrai patrimoine. Cela vaut mieux que desterres; et vengeons, punissons. Variations sur cetair : oui, punissons, vengeons.
Pour conclure, maître de Broë prie, dans sonpatois, les jurés de réprimer vigoureusement tousceux qui écrivent en français, et se font lire avecplaisir. Sur de son affaire, il s’écrie : La so-
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