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Tome premier.
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DF. PAUL-IOTJIS COURIER.

aucun profit de ses ouvrages, que les applaudis-|semens du public et l’estime des juges éclairés.jC’est là qu’il s’occupait encore d’un nouveau tra-vail , honorable pour sa patrie, lorsqu’une accu-sation , bien imprévue sans doute, est venue l’ar-racher à ses études, à ses champs, à sa famillç :étrange récompense des hommes qui font la gloirede leur pays !

Voilà l’écrivain immoral que l’on traduit devantvous ! voilà le libelliste qu’on signale à votre indi-gnation ! Certes, il conviendrait que l’accusationy regardât à deux fois avant de s’attaquer à detels hommes.

Par quelle inconcevable fatalité tout ce qu’il ya de plus honorable dans la littérature française,semble-t-il successivement appelé à siéger sur lebanc des accusés ? Tour-à-tour le spirituel rédac-teur delà correspondance administrative et l’in-'génieux Ermite de la Chaussée d’Aubin , l’auteurjdes deuæ Gendres et l’auteur des Délateurs , ontporté sur ce banc leurs lauriers ; les Bergasse etles Lacretelle leurs cheveux blancs, l’archevêquede Malines sa toge épiscopale, le peintre de Ma-rius ses longues infortunes. La cour d’assisessemble être devenue une succursale de l’Acadé-

;mie Française. Messieurs, cette exubérance

de poursuites, cette succession d’attaques, nonpas contre d’obscurs pamphlétaires, mais contreles plus distingués de nos écrivains; cette guerre