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PROCÈS
nie, il s’éloigna. Retiré à la campagne, il partageases journées entre les utiles travaux de l’agricul-ture et les nobles travaux des lettres et des arts.Gendre d’un helléniste célèbre 1 , il marcha surses traces avec honneur ; nous devons à ses re-cherches le complément d’un des précieuxmonumens de la littérature ancienne. L’ou-vrage de Longus offrait une lacune importante ;M. Courier, dans un manuscrit vainement ex-ploré par d’autres mains, découvrit le passagejusqu’alors inconnu, et donna un nouveau prixà sa découverte par l’habileté avec laquelle, imi-tant le vieux style et les grâces naïves d’Amyot,il compléta la traduction en même temps quel’original. Ce succès eut pour lui des suites assezfâcheuses : par un bizarre effet de la fatalité quisemble le poursuivre, l’auteur qu’on accuse au-jourd’hui pour un écrit moral, fut alors persécutéà l’occasion d’un roman pastoral. Sa fermetétriompha de la persécution. Depuis ce temps,retiré à la campagne, cultivateur laborieux, père,époux, citoyen estimable, il a constamment véculoin de la capitale, étranger aux partis, quelque-fois persécuté, jamais persécuteur; refusant,pour garder son indépendance, les places qu’onlui offrit plus d’une fois; se délassant, par l’étudedes lettres, de ses travaux agricoles, et ne tirant
* M. Clavier, de l’Insûtul.