Band 
Tome premier.
Seite
242
JPEG-Download
 

PROCKS

a/,2

éprouvée. Je pose en fait qu’il n’est point danscette enceinte un seul homme, je n’en exceptepas même l’auteur de l’accusation, qui, au sor-tir de cette audience, refusât de se trouver dansle même salon avec l’écrivain qu’on accuse; quin’y conduisît ses enfans; qui ne s’honorât d’unetelle société. Condamnez maintenant l’écrivainimmoral et scandaleux !

Non, ce n’est pas contre des écrits tels quecelui qui nous occupe qu’est dirigée la sévéritédes lois. Les lois ont voulu frapper ces auteursinfâmes qui se jouent de ce qu’il y a de plussacré, et dont les pages révoltantes font frémirà la fois la pudeur et la nature. C’est contre cesécrits monstrueux que le législateur s’est arméd’une juste rigueur; c’est contre eux qu’il a vouludonner des garanties à la société ; et qu’il me soitpermis de m’étonner que ses intentions aient puêtre méconnues au point de traduire un père defamille estimable, un écrivain distingué, un ci-toyen honorable, sur le banc préparé pour les deSade et pour les Arétin.

C’est en vain que dans un discours travailléavec un art digne d’une meilleure cause, on acherché à vous faire illusion sur vos propres im-pressions, à déguiser sous l’éclat des ornemensoratoires la nullité de [l’accusation. Que signifient,dans une accusation dloutrage à la morale publi-que , ces argumentations, ces insinuations artifi-