DE PAUL-LOUIS COUKIEB. 2/;3
cieuses, ces inductions subtiles, ces déclamationséloquentes ? Quoi ! la morale publique est outra-gée , et il faut que le ministère public vous enfasse apercevoir ! Quoi ! la morale publique estoutragée, et il faut que l’élégante indignationd’un orateur vienne vous avertir de vous indi-gner ! Ah ! la discussion du ministère publicprouve du moins une chose, c’est que, puisqu’ilest besoin de discuter pour établir l’outrage à lamorale publique, il n’existe point d’outrage à lamorale publique.
Toutefois, examinons cette discussion elle-même, et puisqu’on vous a parlé du caractèregénéral de l’ouvrage et du caractère particulierdes passages attaqués, suivons l’accusation dansla double carrière qu’elle s’est tracée.
Considéré dans son caractère général, l’écritdeM. Courier est, je ne crains pas d’en convenir,une critique de la souscription de Chambord.L’acquisition de ce domaine lui paraît une mau-vaise affaire pour le prince, pour le pays, pourChambord même.
Pour le prince : Ce n’est pas lui qui en profitera,ce seront les courtisans ; ce sacrifice imposé auxcommunes, en son nom, affaiblira l’affection dontil a besoin pour régner; enfin ,1e séjour de Cham-bord , plein de souvenirs funestes pour les mœurs,pourra corrompre sa jeunesse.
Pour le pays : La cour viendra l’habiter ; les