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Tome premier.
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DE PAUL-LOUIS COURIER. 2/(5

« la conservation de Chambord sans songer à ce« quelle coûtera de réparations foncières et d’én-« tretien , à toutes les dépenses qu’exigeront son« ameublement et son habitation. »

M. Courier se demande si ce sont les com-munes qui ont conçu la pensée d’acheter Cham-bord pour le prince. « Non pas, répond-il, les« nôtres, que je sache, de ce côté-ci de la Loire ;« mais celles-là peut-être qui ont logé deux fois« les cosaques.... Là, naturellement, on s’occupe« d’acheter des châteaux pour les princes, et puis« on songe à refaire son toit et ses foyers. » Leministre avait dit, presque dans les mêmes ter-mes : « Les conseils, qui ont voté l’acquisition« de Chambord, n’ont point été arrêtés par les« embarras de finances qu éprouvent presque« toutes les communes , les unes épuisées par la« suite DES GUERRES , PAR L’iNVASION ET LE LONG SÉ-<t jour des étrangers; les autres appauvries par les« fléaux du ciel , la grêle, les gelées , les inonda-« tions , les incendies; obligées la plupart de re-« courir à des impositions extraordinaires pour« acquitter les charges courantes de leurs dettes.« Dans d’autres circonstances, l’administration« devrait examiner, pour chaque commune, si« les moyens répondent à son zèle. »

« Nous allons, dit M. Courier, nous gêner et« augmenter nos dettes, pour lui donner ( au« prince ) une chose dont il n’a pas besoin. »