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Tome premier.
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I)E PAUL-LOUIS COURIER. l[\^

Quoi donc, blâmer un témoignage d’allégresseinconvenant ou intéressé, est-ce blâmer l’allé-gresse elle-même? Parce qu’un nom sacré auraservi de voile à un acte imprudent ou blâmable,cet acte deviendra-t-il également sacré ? Pour moi,s’il fout le dire, je crois qu’il était beaucoup d’au-tres manières plus convenables d’bonorer la nais-sance du duc de Bordeaux. Je ne parle point icide ces bruits trop fâcheux qui se sont répandussur l’origine de cette souscription et sur lesmoyens employés pour faire souscrire : je ne veuxni les écouter, ni les répéter. Mais ces dons d’ar-gent , de terres, de châteaux, adressés à l’héri-tier d’un trône, ces présens qu’on fait offrir auriche par le pauvre, par des communes épuisées,au neveu d’un roi de France, s’accordent maldans mon esprit avec la délicatesse qui doit pré-sider aux hommages rendus par des Français àleurs princes. Je ne puis,'d’ailleurs, oublier quenaguère oit faisait offrir aussi, par les communes,des adresses, des chevaux, des soldats, à l’hommequi avait usurpé la liberté publique, et j’auraisdésiré, je l’avoue, que l’héritier d’un pouvoir lé-gitime fût honoré d’une autre manière que le ra-visseur d’un pouvoir absolu.

Croyez-moi, messieurs , il est pour les princesdes hommages plus délicats et plus purs , que l’a-dulation ne saurait contrefaire, et que la tyran-nie ne saurait usurper. Ce sont ces pleurs d’ailé-