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gresse qu’on verse à leur aspect, ces vœux d’unpeuple accouru sur leur passage ; ce sont les joiesdu pauvre, les actions de grâces du laboureur,les bénédictions des mères de famille. Voilà leshommages que le peuple français rendait àHenri IV ; voilà ceux que ses descendans vous de-mandent, et non ces tributs mendiés, qu’on nerefusa jamais à la puissance. Les princes français11e ressemblent point à ces despotes de l’Orient,que la prière n’ose aborder qu’un présent à lamain, et, loin d’obliger la pauvreté à doter leuropidence, ils consacrent leur opulence à soulagerla pauvreté.
M. Courier a donc pu, non-seulement sans êtrecoupable, mais, sans manquer aux convenancesles plus sévères, voir, dans la souscription deChambord, un acte de flatterie ou une spécula-tion intéressée. Il a pu blâmer cet hommage in-discret et suspect, qui compromet, sous pré-texte de l’honorer, tout ce qu’il y a de plus élevéet de plus respectable ; et celui-là peut-être avaitquelque droit de s’élever contre la flatterie, qui,sous aucun pouvoir, ne fut aperçu parmi lesflatteurs.
Si l’esprit général de l’ouvrage est irréprocha-ble , les détails en sont-ils criminels ? Examinonsles passages sur lesquels le ministère public afondé son accusation.
Maintenant que nous avons fait connaître fi-