PROCES
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Au surplus, ce n’est point une assertion sèche.et dénuée de preuves que l’auteur vous présente.Il ne s’est pas borné à censurer les mœurs de lacour : il a justifié sa censure par des faits; sa criti-que n’est que la conséquence forcée de ces faits ;avant d’attaquer la conséquence, prouvez que lesfaits sont controuvés.
Voici la triste alternative que je présente àl’accusation. Ou vous niez, lui dirai-je, les faitsrapportés dans l’écrit; et alors les monumenshistoriques sont là pour vous confondre : ou vousles avouez, mais vous en faites l’apologie ; et,alors c’est vous-même qui outragez la morale jpublique : ou vous les avouez et les condamnez,;et vous prétendez cependant que j’aurais dû les!taire, parce que les coupables ont siégé sur letrône ou près du trône; et alors, c’est encore aunom de la morale publique que je repousse cette|doctrine honteuse. Quoi! des désordres coupa-1blés auront été commis, et l’histoire, l’institu-;trice des peuples et des rois, devra garder lesilence! Quoi! l’adultère aura souillé les palais,et vous commanderez, au nom des mœurs, res-pect pour l’adultère ! Il y aura des vices privilé-giés ! Des scandales auront un brevet d’impunité ;et si, à l’aspect des mœurs outragées, je laisseéclater mon indignation, c’est mon indignationqui sera criminelle ; c’est moi qui aurai outragéles mœurs !