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Tome premier.
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DE PAUL-LOUIS COURIER. 2 53

v ministres des passions de ceux de qui nous dé-fi pendons.... Ce n’est point là une peinture ima-« ginée, ce sont les mœurs des cours, et l’histoire

« DE LA PLUPART DE CEUX QUI Y VIVENT.... »

« .... Le peuple regarde comme un bon air de« marcher sur vos traces ; la ville croit se faire« honneur en prenant tout le mauvais de la cour;« vos mœurs forment un poison qui gagne les peu-« pies et les provinces, qui infecte tous les états,« qui change les mœurs publiques , qui donne à« la licence un air de noblesse et de bon goût, et« qui substitue à la simplicité de nos pères et à« l’irmocence des mœurs anciennes la nouveauté« de vos plaisirs, de votre luxe, de vos profusions« et de vos indécences profanes. ( C’est là précisé-« ment ce qu’a dit M. Courier.) Ainsi, c’est de'« vous que passent jusque dans le peuple les« modes immodestes, la vanité des parures, les« artifices qui déshonorent un visage où la pu-j« deur toute seule devait être peinte, la fureurj« des jeux, la facilité des mœurs, la licence des'« entretiens , la liberté des passions et toute la« corruption de nos siècles. »

! Messieurs, c’était aussi pour conserver l’inno-jcence d’un prince enfant, du dernier rejetonjd’une race royale, que Massillon élevait sa voix(éloquente. Il est triste de penser que si Massillonvivait encore, il se verrait probablement traduitsur les bancs d’une cour d’assises !...