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Tome premier.
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procîcs

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était de ce ton dans le pamphlet que l’on pour-suit au nom de la décence et des mœurs, si touteût ressemblé à ces phrases coupables, on n’yeût pas pris garde, et la morale publique ne seraitpas offensée. Prenez, messieurs, ouvrez ce scan-daleux pamphlet aux passages inculpés, calom-nieux, horribles, pleins de noirceur, atroces.Vous êtes étonnés, vous ne comprenez pas ; maistournez le feuillet, vous comprendrez alors, vousentendrez l’affaire ; vous devinerez bientôt etpourquoi l’on se fâche, et d’où vient qu’on neveut pas pourtant dire ce qui fâche. Feuilletez ,

messieurs, lisez : Un prince .Vous y voilà; un

jeune prince, au collège... C’est cela même. Quedis-je? il s’agit de morale, de la morale publiqueou de la mienne, je crois, ou de celle du pam-phlet, n’importe; la morale est Tunique souci deceux qui me font cette affaire; ils n’ont pointd’autre objet, ne voient autre chose, ils chéris-sent la morale et la cour tout ensemble, l’un etl’autre en même temps. Pourquoi non? Des gensont aimé la liberté et Bonaparte à la fois in-divis.

Mais que vous fait cela, vous, messieurs lesjurés? vous n’êtes pas de la cour, j’irnagine.Etrangers à ses momeries, vous devez vouloirdans vos familles la véritable honnêteté, non pasun jargon, des manières. Conterez-vous, sortantd’ici, à vos femmes, à vos filles : Un homme a