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Tome premier.
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DK PAUL-LOUIS COURIER. 2^3

le moindre soupçon d’offense à la morale pu-blique, dans un écrit dont le public, non-seule-ment approuve la morale, mais la juge mêmetrop rigide pour le train ordinaire du monde, etdont plusieurs se moqueraient comme d’un ser-mon de janséniste, s’il n’était appuyé, soutenude la pratique et de la vie tout entière de celuiqui parle. En bonne foi, je commence à croirequ’il y a du vrai dans ce qu’on m’a dit. Ce sontdes gens instruits de vos façons d’agir, messieursles procureurs du roi, qui m’ont averti de cela.Dans les écrits, vous attaquez rarement ce quivous déplaît. Quand vous criez à la morale, cen’est pas la morale qui vous blesse. Ici, aprèsbeaucoup d’hésitation, de doute, pour fonderune accusation, vous prenez quelques passages ,les plus abominables, les plus épouvantables quevous ayez pu découvrir; et ces passages, lesvoici: écoutez, de grâce, messieurs; juges etjurés, écoutez, si vous le pouvez, sans frémir,ces horreurs que l’on vous dénonce : les prêtresdonnent tout à Dieu; les leçons de la cour nesont pas les meilleures; les préfets quelquefoisfont des législateurs ; nos princes avec nous se-raient mieux qu’avec leurs ancêtres. C’est là cequi vous émeut, avocats-généraux et procureursdu roi! pour cela vous faites tant de bruit? Votre

zèle s’enflamme, et la fidélité.Non, vous avez

beau dire, il y a quelque autre chose; si tout

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