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Tome premier.
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DE PAUL-LOUIS COURIER.

a8 I

dont je ne puis faire aucun doute, c'est que Jepublic m’approuve, me loue. Si cependant, mes-sieurs, vous me déclarez coupable, j’en souffriraide plus d’une façon, outre le chagrin de 11’avoirpu vous agréer, comme à tant d’autres; maisj’aime mieux qu’il soit ainsi, que si le contrairearrivait, et que je fusse absous par vous, coupa-ble aux yeux de tout le monde.

Voilà ce que Paul-Louis voulait dire. Ces pa-roles, et d’autres qu’il eût pu ajouter, n’eussentpas été perdues peut-être ; car, en de tels débats,la voix de l’accusé a une grande force; mais peut-être aussi n’eût-il pas empêché par-là les jurés dele condamner, comme ils ont fait, unanimementet quasi sans délibérer, tant le fait leur parutéclairci par la lumineuse harangue de M. l’avo-cat-général. Le président posa deux questions :Paul-Louis est-il coupable? Oui. Bobée, est-il cou-pable? Non. La cour renvoie Bobée, condamnePaul-Louis à deux mois de prison et 200 francsd’amende. Appel en cassation. Si le pourvoi estadmis, l’accusé parlera, et touchera des pointsqui sont encore intacts dans cette affaire vrai-ment curieuse.