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Tome premier.
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PUBLIÉS DANS DIFFÉIiENS JOURNAUX. 280

Quelques personnes, dont l’estime ne m’estnullement indifférente, m’ont blâmé de cette tran-quillité. On n’exigeait pas de moi de tenir ta-ble ouverte comme un riche marquis, de loger,défrayer, nourrir et transportera mes dépens lesélecteurs; mais on voulait qu’au moins je parusseà Chinon. Un homme de grand sens qui s’estrendu célèbre en enseignant et pratiquant la phi-losophie, a dit à ce sujet qu’il ne donnerait savoix, s’il était électeur, qu’à quelqu’un qui la de-manderait, à un candidat déclaré : je n’ai pu sa-voir ses raisons. Il en a sans doute, et de fortbonnes. Quant à moi, le raisonnement n’est pasce qui me guide en cela, c’est une répugnanceinvincible à postuler, solliciter : j’ai pour moi desexemples à défaut de raisons. Montaigne et Bo-din furent tous deux députés aux états de Bloissans l’avoir demandé. Pareille chose est arrivéede nos jours, en Angleterre, à Samuel RomilJy,et je pense aussi à Sheridan. Yoilà de graves au-torités; vous me citerez Caton, qui demanda leconsulat : ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux ;on lui préféra Vatinius,le plus grand maraud dece temps-là. Mon désappointement, si j’eussebrigué, comme Caton, serait moins fâcheux quele sien. M. le marquis d’Effiat est un honnêtehomme, et même je crois ses scrutateurs de forthonnêtes gens aussi.

1 Le professeur Cousin.