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Tome premier.
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PUBLIÉS DANS DIFFERENS JOURNAUX. 289

mage qu’un seul qui a le temps et les moyensde lui faire un procès, c’est-à-dire le riche. Celuiqui ne possède qu’un arpent, un quartier, rac-commode sa haie comme il peut, refait son fossé;le blé foulé cependant ne se relève pas, ni lavigne froissée ne reprend son bourgeon. Le bon-homme disait, du temps de La Fontaine : Ce sontlà jeux de princes, et on le laissait dire; maisaujourd’hui les princes mêmes ne se permettentplus de pareils jeux ; et l’on m’assure qu’en An-gleterre, dans son pays, M. Fisher ne ferait pasce qu’il fait ici. Je ne sais et ne veux point tropexaminer ce qui en est ; mais vous y pourrezréfléchir, et m’entendez à demi-mot. Votre pen-sée, sans doute, n’est pas qu’on doive tout en-durer de messieurs les Anglais, et qu’ils puissentici, chez nous, ce qu’ils n’osent chez eux ni ail-leurs.

« Vous jugerez celui-ci d’après nos lois fran-çaises; vous ne sauriez guère faire autrement, etla chose même semble juste au premier coupd’œil. Cependant il y a beaucoup à dire. Sij’allais, moi Français, en Angleterre chasser surles terres de M. Fisher, ne croyez pas, messieurs,que je fusse jugé d’après la loi commune, ainsiqu’un Anglais natif. Les étrangers , en ce pays-là,sont tolérés, non protégés; une loi est établiepour eux, contre eux serait plutôt le mot. Envertu de cette loi qu’on appelle alien-bill, si on

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