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Tome premier.
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QUE u’oN EMPÊCHE DE DANSER. 3lQ

qu’avant la révolution; mais il faut l’avouer, ilest bien moins dévot. Nous allons à la messe ledimanche à la paroisse, pour nos affaires, poury voir nos amis ou nos débiteurs ; nous y allons ;combien reviennent (j’ai grand’honte à le dire),sans l’avoir entendue, partent, leurs affaires fai-tes, sans être entrés dans l’église! Le curé d’Azai,à Pâques dernières, voulant quatre hommes pourporter le dais, qui. eussent communié, ne les puttrouver dans le village ; il en fallut prendre dedehors, tant est rare chez nous et petite la dé-votion. En voici la cause, je crois. Le peuple estd’hier propriétaire, ivre encore, épris, possédéde sa propriété; il ne voit que cela, ne rêved’autre chose, et nouvel affranchi de même,quant à l’industrie, se donne tout au travail,oublie le reste et la religion. Esclave auparavant,il prenait du loisir, pouvait écouter, méditer laparole de Dieu et penser au ciel où était sonespoir, sa consolation. Maintenant il pense à laterre qui est à lui et le fait vivre. Dans le présentni dans l’avenir, le paysan n’envisage plus qu’unchamp, une maison qu’il a ou veut avoir, pourlaquelle il travaille, amasse, sans prendre reposni repas. Il n’a d’idée que celle-là, et vouloir l’endistraire, lui parler d’autre chose, c’est perdreson temps. Yoilà d’où vient l’indifférence qu’àbon droit nous reproche l’abbé de La Mennais ,en matière de religion. Il dit bien vrai; nous ne