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Tome premier.
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320 PJiTITlOJ*' POUR LES VfLLAGEOIS

sommes pas de ces tièdes que Dieu vomit, suivantl’expression de saint Paul, nous sommes froids,et c’est le pis. C’est proprement le mal du siècle.Pour y remédier, et nous amener de cette indif-férence à la ferveur qu’on désire, il faut user deménagemens, de moyens doux et attrayans, card’autres produiraient un effet opposé. La pru-dence y est nécessaire, ce qu’entendent mal cesjeunes curés , dont le zèle, admirable d’ailleurs,n’est pas assez selon la science. Aussi leur âge nele porte pas.

Pour en dire ici ma pensée, j’écoute peu lesdéclamations contre la jeunesse d’à présent, ettiens fort suspectes les plaintes qu’en font cer-taines gens, me rappelant toujours le mot ven-geons-nous par en médire (si on médisait seule-ment; mais on va plus loin); pourtant il doit yavoir du vrai dans ces discours, et je commenceà me persuader que la jeunesse séculière, sansmériter d’être sabrée, foulée aux pieds, ou fu-sillée, peut ne valoir guère aujourd’hui, puisquemême ces jeunes prêtres, dans leurs pacifiquesfonctions, montrent de telles dispositions, bienéloignées de la sagesse et de la retenue de leursanciens. Je vous ai déjà cité, messieurs, notrebon curé de Yéretz , qui semble un père aumilieu de nous ; mais celui d’Azai, que remplacele séminariste, n’avait pas moins de modération ,et s’était fait de même une famille de tous ses